Prothese-faciale-Dherment Wulfran Épithésiste - Prothèses du Sud - Siret 47859181100037- épithèse - esthétique - visage - nez - oeil - oreille- Prothèse-palpebro-orbitaire - Sud-de-la-France - Occitanie - Languedoc-Roussillon - 34 - Herault - Montpellier - Beziers - 11 - Aude - Carcassonne - Limoux - 30 - Gard - Nîmes - Ales - 48 - Lozere - Mende - Langogne - 66 - Pyrénées-Orientales - Perpignan - Midi-Pyrenees - 09 - Ariège - Foix - Pamiers - 12 - Aveyron - Rodez - Millau - 31 - Haute-Garonne - Toulouse - Muret - 32 - Gers - Auch - 46 - Lot - Cahors - 65 - Hautes-Pyrénées - Tarbes - 81 - Tarn - Albi - Castres - 82 - Tarn-et-Garonne - Montauban - Provence-Alpes-Cote-d-Azur - 05 - Hautes-Alpes - Gap - Briançon - 04 - Alpes-de-Haute-Provence - Manosque - Digne-les-Bains - 06 - Alpes-Maritimes - Nice - Antibes - 13 - Bouches-du-Rhône - Marseille - Aix-en-Provence - 83 - Var - Toulon - Hyeres - 84 - Vaucluse - Avignon - Orange - Rhone-Alpes - 26 - Drome - Valence - 07 - Ardeche - Annonay - Privas - 38 - Isere - Grenoble 

Informations sur les épithèses

La prothèse maxillo-faciale est certainement l'une des plus anciennes disciplines s'attachant à la réhabilitation du corps humain. Elle fait partie des grands appareillages et se définit comme l'art et la science de la reconstruction artificielle de pertes de substance du massif facial. Elle fait appel à des techniques prothétiques éprouvées en prothèses dentaires.

 

 

Un peu d'histoire...

 

Si les pièces artificielles (souvent en argent ou en or) ayant la forme d'une partie du visage, retrouvées sur la face de momies dans les tombeaux de l'ancienne Égypte, datant de 2500 ans avant notre ère, peuvent être considérées comme les prémices de la prothèse maxillo-faciale, c'est à partir du 16e siècle que les premières prothèses faciales sont crées par le chirurgien et anatomiste Ambroise Paré.

 

Le "père" de la chirurgie dentaire Pierre Fauchard (1678-1761) réalisera des prothèses en papier mâché et fils d'argent. C'est la Première Guerre mondiale et ses 15000 "gueules cassées" qui a permis l'essor de la réhabilitation par épithèse.

 

 

L'épithèse...

 

Ou épi-prothèse faciale est un dispositif de remplacement d'un organe qui peut être le pavillon de l'oreille, la pyramide nasale ou encore la région orbito-palpébrale. Elle est réalisée en silicone biocompatible qui répond favorablement à des exigences cliniques et pratiques

  • Innocuité tissulaire.
  • Inertie physique et chimique.
  • Texture et souplesse imitant celle de la peau.
  • Précision.
  • Résistance.
  • Possibilité de teinter.
  • Intégrité structurelle dans le temps.

 

 

Ses moyens de rétentions...

 

Du fait de la perte de substance et de la verticalité du sujet (effets de la pesanteur), la rétention des épithèses expose à des difficultés particulières. Il existe différents moyens de liaison qui peuvent parfois être associés :

 

  • adhésif médical (colle à base de silicone, suffisante pour des épithèses légères).
  • monture de lunettes (indiquée dans le cas d'épithèses oculo-palpébrale ou nasale, la monture permet aussi de dissimuler les bords prothétiques).
  • implants (si le volume et la densité de l'os le permet, système fiable).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'acte implantaire sera guidé par les exigences prothétiques. La pérennité des implants et leur fonctionnalité seront améliorés par l'emploi de la maquette de la future épithèse et/ou du guide fourni par l'épithésiste, à la demande du chirurgien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Son entretien...

 

  • Le matin, laver la partie de peau où votre épithèse doit venir se fixer à l’aide d'un savon doux comme le savon de Marseille. Rincer et sécher bien votre peau. Assurez-vous que votre épithèse soit parfaitement propre et sèche avant utilisation. Vous pouvez la laver elle aussi avec le savon de Marseille. Face à votre miroir, déterminer l’emplacement exact de votre épithèse en la positionnant plusieurs fois, sans colle.
  • Appliquer la colle ( fournie par votre épithésiste ) à l’aide d’un pinceau, sur la surface de l'épithèse venant en contact avec votre peau. Attendre 30 secondes puis déposer une seconde couche de colle plus fine et attendre encore 30 secondes ( se référer aux indications du fabriquant ).
  • Toujours face à votre miroir, positionner l’épithèse et appuyer fermement sur toute la surface de votre épithèse en contact avec votre peau.

 

  • Au coucher, enlever votre épithèse en la soulevant doucement par le bord le plus épais, pour ne pas risquer de la déchirer et plonger la quelques minutes dans de l’eau chaude.
  • A l’aide d’une gaze ( évitez le coton ) et d’un dissolvant médical (fourni par votre épithésiste), éliminer la colle en allant de l’intérieur vers les bords. Attention le dissolvant ne s'utilise jamais sur la peau.
  • Enfin, laver soigneusement votre épithèse avec de l’eau tiède, du savon de Marseille et une brosse douce puis placer-la dans un endroit propre et sec.
  • Laver votre peau avec du savon de Marseille. Si nécessaire éliminer les traces de colle sur votre peau à l'aide d'un anti-adhésif diluant universel comme celui des Laboratoires GILBERT, par exemple, que vous trouverez en pharmacie.
  • Rincer et sécher bien votre peau puis, si nécessaire, appliquer une crème protectrice pour la nuit.

 

Consultez rapidement votre médecin en cas d’inflammation de votre peau au niveau de la zone de positionnement de l’épithèse.

 

L'aspect de votre épithèse peut se dégrader si cette dernière est mal entretenue, exposée au soleil de façon prolongée ou en contact avec de la fumée de tabac.

 

 

 

L'épithésiste...

 

Ou praticien en prothèse maxillo-faciale est un professionnel de santé inscrit auprès de l'Agence Régionale de Santé et identifié par l'Assurance Maladie. La profession d'épithésiste est définie par l'Article 6 de l'Arrêté du 1er février 2011 relatif aux professions de prothésiste et orthésiste pour l'appareillage des personnes handicapées. 

Son cabinet doit répondre aux normes règlementaires et légales en vigueur (accessibilité des personnes à mobilité réduite et aménagements obligatoires). Mais l'épithésiste est aussi un artiste précis et minutieux devant faire preuve de bienveillance et d'empathie.

 

Il peut être amené à intervenir à différents moments dans le parcours de soin du patient :

  • En pré-opératoire : concertation avec le chirurgien, première prise de contact avec le patient pour fournir toutes les explications relatives à la réalisation de son épithèse et prise d'empreintes.
  • En per-opératoire : assistance pour définir l'emplacement optimal des implants.
  • En post-opératoire : prise en charge du patient et réalisation de son épithèse, suivi périodique.

 

L'épithésiste utilisera différents matériaux pour prendre votre empreinte. Ceux-ci sont semblables à ceux utilisés par votre dentiste : de l'alginate ou parfois du silicone et du plâtre. Pour les cas de pertes de substance faciale étendues, l'épithésiste peut être amené à réaliser dans un premier temps un porte-empreinte individuel (PEI) qui sera utilisé dans un second temps pour l'empreinte secondaire.

 

Le moulage facial issu de cette empreinte reproduit une image fidèle du visage du patient et de la perte de substance. Il constitue un modèle anatomique sur lequel l'épithésiste pourra travailler.

Il réalisera dans un premier temps une maquette en cire de l'épithèse qu'il retouchera si nécessaire en l'essayant sur le patient. Cette étape souvent négligée par ce dernier, bouleversé psychologiquement, est pourtant importante car le patient pourra, lors de ces essais, faire part de ses remarques et de ses souhaits concernant l'aspect de sa  future prothèse. L'épithésiste apportera toutes les modifications nécessaires, dans la mesure du possible, et toutes les explications pour répondre au mieux à la demande du patient. A l'étape suivante, une fois en silicone, la forme de l'épithèse n'est plus modifiable.

L'épithésiste prendra aussi de nombreuses photos qui seront un support pour la conception de l'épithèse.

 

 

La CFAO (conception-fabrication assistée par ordinateur) présente de nombreux avantages comme obtenir un modèle tridimensionnel précis, l’annulation de la fabrication manuelle ou encore le stockage des données numériques... Mais la CFAO n'évite pas toujours la prise d'empreinte qui peut occasionnée de l'anxiété chez le patient et reste un procédé onéreux.

 

 

Enfin...

 

L 'acte prothétique n'est pas qu'un simple geste médical, il a pour vocation d'offrir au patient la possibilité de retrouver une vie sociale normalisée grâce à une apparence acceptable obtenue par un processus complexe d'hybridation physique, en juxtaposant des tissus artificiels (l'épithèse en silicone) à ceux du patient.

La perception de ce dernier vis à vis de son propre corps seras inévitablement modifiée. Cette modification psycho-physiologique sera bien plus lente que celle physique, obtenue par l'hybridation, mais finit par apaiser les souffrances psychologiques.

Ces deux "modifications" (physique et psychologique) sont conduites par une approche thérapeutique qui associe les gestes et les symboles essentiels aux vertus du soin prothétique.